19.9.11

Histoires de prétoire

Vous l'aurez compris, j'aime écrire des histoires. Depuis quelques temps, ce sont celles, bien réelles, touchantes, tragiques, parfois cocasses, toujours difficiles, qui se trament dans les prétoires des tribunaux français. Une peinture à huis-clos des maux de notre société, que j'illustre aussi, parfois.
Cela valait peut-être un autre blog : histoiresdepretoire.wordpress.com.

7.6.11

Reporter et phylactères

J'ai dernièrement tenté de tirer profit de ma double casquette d'apprentie journaliste et de dessinatrice en dilettante. Plus jeune, je me suis essayée à la BD. Depuis quelques mois, j'observe avec intérêt la déclinaison de plus en plus fréquente du reportage en cases et en phylactères. Le projet de fin d'année de ma promotion à l'Ecole supérieure de journalisme de Lille, un magazine et un site Web sur la montée des extrémismes en Europe, m'a permis de me jeter dans l'aventure du BD-reportage : la déclinaison d'une enquête réalisée avec ma camarade Léa Davy à Almere, Pays-Bas, ville dans laquelle le Parti pour la liberté (PVV), classé à droite de la droite de l'échiquier politique batave, a obtenu un très bon score aux élections municipales l'an dernier. Le résultat est à voir ici. (Et si vous vous interrogez sur le sens du mot phylactère, c'est .)

12.4.11

Croquis d'audience

Quand je n'écris pas de la fiction, ce qui est le cas en ce moment, il m'arrive d'être journaliste en formation et, accessoirement, dessinatrice. Vendredi dernier, parce qu'il faisait un temps à traîner dehors, je suis allée suivre les comparutions immédiates au tribunal. Dans mon sac, carnets de croquis et crayons. La suite, dessins et récit, sont ici.

MAJ du 13/04/11 : Les audiences se suivent mais ne se ressemblent pas. Un aperçu des affaires du jour par là.

26.2.11

Nouvelles de mon (prochain?) roman

Il s'appelle Points de suture. Le titre provisoire de mon quatrième manuscrit (enfin, tapuscrit) romanesque. Entamé quelques mois après la rédaction de La marque de Caïn (fin décembre 2009), terminé l'été dernier, agrémenté de deux chapitres supplémentaires cet hiver.

À l'achèvement de ma trilogie, un merveilleux sentiment d'accomplissement s'était emparé de moi. En même temps qu'un grand vide. J'avais besoin de passer à autre chose, vite ! En même temps, je n'avais pas le courage de me relancer dans un travail d'aussi longue haleine. Et pas question de m'arrêter d'écrire...

Le seul moyen me semblait-il de me tirer rapidement de ma saga alsacienne, de facture très classique sur la forme, était d'expérimenter, et de me pencher sur ce que j'avais négligé - faute de maturité nécessaire, je pense : le sens de la narration, la construction de la trame, la recherche du style.

J'en ai tiré un roman de littérature contemporaine, court, exigent, doté d'une cohérence globale sur la forme et le fond - un fond que je n'ai pas pour autant négligé, souhaitant aborder, au travers d'une famille désunie et minée par le non-dit, une réflexion sur les relations familiales, l'abandon, le secret, la conséquence de ses actes...

Problème. Mon éditeur, Privat, qui m'a ouvert les portes de la publication il y a six ans, ne publie pas de littérature générale. Me voilà à la rue, avec ce sentiment pénible de devoir tout recommencer. Imprimer et faire relier mon manuscrit, écrire une lettre de présentation, envoyer le tout à plusieurs éditeurs, et attendre trois mois un hypothétique retour positif, une lettre de refus ou, plus probable, rien du tout, mon tapuscrit s'étant noyé sous une pile de tapuscrits d'auteurs à l'espoir aussi naïf que le mien.
L'espoir fait vivre !
On verra bien.

(PS : vous, âme charitable qui avez pris 5 minutes pour lire ce billet (je vous en remercie déjà), si par hasard vous avez des pistes, contacts etc. à me proposer dans ma recherche d'éditeur, n'hésitez pas. En plus de vous en être éternellement reconnaissante, je m'engage à vous offrir un exemplaire dédicacé du livre en question, une fois publié. C'est dit.)

10.2.11

Du nord au sud

Avec les beaux jours du printemps, je reprendrai la route des salons littéraires. Au programme : le Salon du livre de Bondues Lille Métropole (59), les 12 et 13 mars prochains et les Rencontres du livre et du vin de Balma (31, près de Toulouse), du 14 au 17 avril (où La marque de Caïn concourra au prix littéraire de la ville de Balma). En espérant vous y rencontrer !

MAJ du 25/02 : À Bondues, je prendrai part, dimanche 13 mars à 16h30 à une table ronde autour de la Seconde Guerre mondiale. Le programme complet ici.

16.1.11

Peau neuve

À nouvelle année, nouvelle interface ! Parce que ma "trilogie alsacienne" est achevée, elle a désormais son propre blog, auquel vous pouvez accéder via un lien sur la colonne de droite (onglet "Et aussi..."). Puisque j'ai en tête de nouveaux projets littéraires (sur lesquels je reviendrai), ce blog se veut désormais plus exhaustif.

1.1.11

Une page se tourne

2010 a vu la consécration d'une "trilogie alsacienne" que j'ai eu à cœur d'élaborer durant plus de six ans. Avec la nouvelle année, une page se tourne : place à de nouveaux projets !

Bien entendu, il n'est  jamais trop tard pour découvrir et faire découvrir les aventures de mes jeunes Alsaciens pris dans la tourmente de l'Histoire ! Je ne leur ai moi-même pas encore dit adieu et aurai à cœur de les présenter, cette année encore, dans des manifestations littéraires. Je vous donne donc rendez-vous, sous réserve, aux 12e Rencontres du Livre et du Vin, à Balma (31), du 14 au 17 avril, ainsi qu'aux 10e Imaginales d'Épinal (88), les 28 et 29 mai.

En attendant, il ne me reste qu'à vous souhaiter une bonne année, riche je l'espère en lectures de toutes sortes.

11.11.10

Bruits de salons

Tout juste né, ce second blog relate les expériences d'une Cendrillon goûtant au faste des salons littéraires.

J'y ai transféré, en préambule, mon billet sur le salon des Mots Doubs (Besançon), anciennement sur ce blog. Et ajouté le compte-rendu de "ma" Foire du livre de Brive, le weekend dernier.

9.9.10

La Marque de Caïn

Dernier volet de la trilogie, paru le 16 septembre 2010 aux éditions Privat, La Marque de Caïn jette sans distinction les jeunes gens de l'Alsace annexée dans le maelström apocalyptique de la guerre en Russie, à l'été 1943. Stéphane Hentzel, qui a combattu en 1939 avec la France, tente de survivre sous l'uniforme de la Wehrmacht qu'il a été contraint de revêtir, tandis que son rival, Walter Schwarz, rêve de gloire et de victoire sous l'uniforme SS.

Mettant un terme aux pérégrinations des protagonistes d'Entre deux feux et de De gré ou de force pendant les années noires, le roman peut également se lire en soi, à l'instar de ses prédécesseurs.

"Le 3 septembre 1939, comme tous les jeunes Français de son âge, Stéphane Hentzel est appelé sous les drapeaux. Trois ans et demi plus tard, le voilà enrôlé de force dans les troupes d'Hitler qu'il avait combattues. Car entre-temps, l'Alsace, sa région, a été annexée par le IIIe Reich. Le récit s'ouvre au début de l'été 1943, dans le wagon qui mène le jeune homme sur le terrible front de l'Est. Avec lui, des dizaines de milliers d'hommes ont été contraints à se battre pour un camp qui n'était pas le leur.
En Russie, l'engagement est total, Allemands et Russes s'affrontent dans un combat sans merci. Certains, au nom d'un idéal, s'en accommodent très bien. C'est le cas de Walter Schwarz, Alsacien lui aussi mais nazi convaincu. Le désir de survie et la folie collective font oublier les valeurs morales des autres.
 Au-delà des destins individuels, il y a celui de toute une région ballotée entre deux pays, à un moment où les nationalismes sont exacerbés. Entre le Sud-ouest de la France, où certains se sont réfugiés, l'Alsace où d'autres sont restés, la Russie où les derniers meurent. Et au bout, il y a ceux qui survivent, le fardeau de l'épreuve en héritage."
Pour le trouver : "La Marque de Caïn" sur Amazon

11.7.10

Twitter

Vous pourrez désormais également suivre l'actu de mes publications sur ma page Twitter !

7.6.10

Prix Nougaro

Je vous fais part de l'honneur qui m'a été donné de figurer parmi les lauréats du Prix d'écriture Claude Nougaro, organisé chaque année par la Région Midi-Pyrénées pour les jeunes de 15 à 25 ans. Ma nouvelle Nimbus et moellons écrite à l'automne 2009 a obtenu le deuxième prix, catégorie fiction. La remise des prix, qui s'est tenue le 19 mai dernier à Tournefeuille (31), a été l'occasion pour moi de rencontrer de jeunes auteurs et artistes aussi talentueux que sympathiques. A cette occasion, je me suis prêtée au jeu de l'interview pour le site Internet de la région Midi-Pyrénées.

22.11.09

De gré ou de force

Mon second roman, entamé dans la foulée d'Entre deux feux, et publié le 3 septembre dernier (ironie du sort : le jour du 70e anniversaire de la déclaration de guerre...) aux éditions Privat.  

S'il suit chronologiquement Entre deux feux, et poursuit l'aventure de ses jeunes protagonistes, De gré ou de force est aussi un récit en soi. Il s'ouvre sur le refus de Stéphane Hentzel, 22 ans en 1941, de se compromettre dans le nouveau régime, contrairement au choix que fait Walter Schwarz, d'un an son aîné, germanophile convaincu. Les deux années qui passent entre le début et la fin du livre, qui s'achève au milieu de l'année 1943, montrent un engrenage vers la guerre totale.

"Strasbourg, 1941. Le printemps s'achève. L'Alsace, annexée au IIIe Reich, vit l'anniversaire de l'armistice franco-allemand. Parmi la jeunesse strasbourgeoise, Walter Schwarz a opté pour la croix gammée, Stéphane Hentzel pour la résistance passive. La lutte est fratricide, entre ralliés à la nouvelle idéologie et ceux qui " ne marchent pas ". Lorsque l'Allemagne déclare la guerre à son alliée l'URSS, Walter décide d'intégrer la Waffen SS. Stéphane, qui a combattu dans l'armée française en 1939, soutient, derrière son poste de radio, la résistance de l'Armée rouge. Jusqu'au jour où le Reich, tenu en échec sur un front toujours plus assoiffé de chair, décrète le service militaire dans les territoires annexés... Après Entre deux feux, où les Alsaciens se trouvaient confrontés à l'annexion brutale de leur région, De gré ou de force nous emmène dans une Alsace où le joug nazi oblige la population à faire des choix."
De gré ou de force a reçu le Prix spécial du jury au Salon des Gourmets de Lettres, à Toulouse (sous l'égide de l'Académie des Jeux Floraux), et s'est vu décerner une médaille d'argent au palmarès 2010 de l'Académie des Jeux Floraux.

Pour le trouver :  "De gré ou de force" sur Amazon

Entre deux feux

Le premier roman de ma trilogie alsacienne, publié dans la collection "romans historiques" des éditions Privat en avril 2006. J'étais alors âgée de 18 ans et sur le point d'achever mon année d'hypokhâgne au lycée Montaigne de Bordeaux.

Entre deux feux, c'est l'histoire de ces jeunes Alsaciens qui vivent les débuts de l'annexion de leur région, le passage de France à Allemagne, d'une République à un régime totalitaire :

"Juin 1940. Des soldats français, vaincus et prisonniers, descendent une vallée vosgienne, sévèrement encadrés par leurs gardes allemands. Parmi eux, un jeune Alsacien, Stéphane Hentzel, foule à nouveau sa terre natale. Mais tout a changé. Sa région, annexée, est redevenue allemande. Sa famille, réfugiée dans le Sud-Ouest, ne peut plus lui apporter de soutien. Tiraillé entre deux pays, deux cultures, deux identités, Stéphane tente de se forger une nouvelle vie, affrontant avec vaillance les conséquences de la défaite française.
Le drame de l'Histoire se noue autour de ce héros emblématique de l'Alsace, aux prises avec ses propres passions, rêves et idéaux. A la poursuite d'un bonheur toujours en fuite, la destinée d'un homme se conjugue avec celle des nations, avec justesse et émotion."

Le livre a été remarqué lors de sa présentation au Salon du Premier Roman de Draveil.

Pour le trouver : "Entre deux feux" sur Amazon